English version
Consultez et transmettez les observations d'oiseaux à La Réunion
Accueil   /   Campagnes de sauvetage


 
Bilan de sauvetage 2011 
 
Cette année, 2093 oiseaux signalés en détresse ont été récupérés par la SEOR, contre 2228 en 2010 et 2130 en 2009.
Toute l’équipe remercie les bénévoles impliqués dans le rapatriement et les soins, les têtes de réseau chargés de secteur, ainsi que tous les postes relais de l’île (sapeurs pompiers, gendarmeries, cliniques vétérinaires, et autres structures toujours soucieuses du devenir des oiseaux).

Le tableau ci-dessous indique par catégories/espèces le nombre d’oiseaux récupérés :
cf. tableau 1


Une majorité d’oiseaux marins
Comme chaque année, les oiseaux marins représentent plus du trois quart des oiseaux recueillis par la SEOR. Près de 90% (88,29%) sont des oiseaux marins en 2011, soit 1848 oiseaux répartis en 10 espèces distinctes.
cf.tableau 2

Parmi elles, on retrouve les quatre espèces de pétrels et de puffins. Le Puffin tropical représente à lui tout seul plus de la moitié (54,09%) des oiseaux récupérés sur l’année. On retrouve également le Pétrel de Barau qui en représente un quart (25,18%).

Cette année, 3 pétrels noirs de Bourbon ont pu être sauvés, bagués, puis relâchés.

Dans la catégorie « autres oiseaux marins » on retrouve le Paille-en-queue à brin blanc (98 individus), les noddis brun et bec grêle (44 individus), un labbe brun, une sterne fuligineuse et quatre paille-en-queue à brin rouge !

Le paille-en-queue à brin rouge
Cette année quatre individus de paille-en-queue à brin rouge ont pu être sauvés par le réseau de sauvetage. Le premier, récupéré le 18 avril 2011 s’est avéré être une femelle après qu’elle nous en ait donné la confirmation en pondant un œuf chez le bénévole l’ayant réceptionné.
Cet œuf a été pris en charge, placé en couveuse puis soigné durant 4 mois après sa naissance le 04 juin 2011.
Après cet épisode, deux autres individus adultes sont récupérés en septembre puis en novembre.


Le succès de sauvetage chez les oiseaux marins
Dans la plupart des cas, l’échouage n’a pas de conséquences graves sur les oiseaux. Le puffin tropical et le pétrel de Barau ont un succès de sauvetage qui varie entre 86 et 88%.

En revanche, pour les autres oiseaux marins (Noddis et Paille-en-queue) le bilan cette année est plutôt lourd avec un succès de sauvetage de 20% environ pour les noddis et environ 55% pour le paille-en-queue à brin blanc.
Ce faible taux de réussite s’explique pour chacune de ces espèces. Les Noddis ont un âge avancé lors de leur récupération et souffrent d’anémies induites par les tiques sur leur colonie.
Les pailles-en-queue ont, quant à eux, très souvent des blessures et fractures irréversibles lors de leur arrivée au centre de soins.

Pour finir en beauté, 3 beaux relâchés de pétrel noir dans le sud où ils ont tous été découverts.


Les autres oiseaux
Dans les 11% restants (11,71%) on retrouve 28 espèces différentes réparties dans des catégories différentes. Entre autre, voici ce qu’on retrouve :
- Des espèces introduites (6,07%) dont voici les représentants habituels : pigeon, moineau, cardinal, etc.
- Des oiseaux indigènes terrestres ou aquatiques (2,63%) : Héron, Poule d’eau, Tourterelle malgache, etc.
- Des oiseaux endémiques terrestres : Oiseau blanc, Merle pays avec 18 individus sauvés sur 19 récupérés et seulement 3 Papangues sauvés cette année sur 12 récupérés.

Le succès de sauvetage du Papangue
Sur douze papangues récupérés cette année, on a pu dénombrer 8 individus souffrant d’empoisonnement. 5 d’entre eux souffraient d’empoisonnement secondaire et 2 avaient ingéré un poison très toxique (un anti-limace, métaldéhyde) qui avait été placé volontairement sur un sentier forestier. 3 autres individus ont été victimes de collisions. Et enfin, un individu a été braconné en milieu forestier avec de colle.
Si 12 Papangues au total nous ont été signalés, moins de la moitié d’entre eux arrivent vivants jusqu’au centre de soins. Qui plus est, lorsqu’il y a collision, les fractures sont la plupart du temps tellement nombreuses et importantes qu’il n’y a pas d’autre issue que d’euthanasier les oiseaux. 3 Papangues sauvés sur 12 c’est trop peu. Aussi des actions sont menées en amont pour tenter de réduire l’impact de l’empoisonnement secondaire induit par l’ingestion de rats empoisonnés lors des campagnes de dératisation.


Les « entrées en soins » de 2011
Cette année, 139 oiseaux ont été admis au centre de soins. Les périodes au centre de soins peuvent varier de un jour à quatre mois pour les plus longs, selon leur cause d’entrée.

Le tableau ci-dessous indique les différentes causes d’entrée en soins de ces 139 oiseaux :
cf.tableau 3

Les oiseaux marins sont principalement concernés par les problèmes d’affaiblissement (n=43). Jusque là, il n’est pas toujours évident de comprendre ce qui les rend apathique et mou car il s’agit d’oiseaux épuisés, qui refusent de se nourrir et qui semblent plus faibles que les autres.
On retrouve ensuite beaucoup d’oiseaux qui arrivent au centre parce qu’ils sont trop jeunes et ne peuvent encore se débrouiller seuls dans la nature. C’est la principale cause d’entrée des pailles-en-queue juvéniles et des tourterelles malgaches.
De nombreux oiseaux victimes de collision nous arrivent avec des fractures qui dans la majeure partie des cas ne peuvent être réparées, ce qui amènent très souvent les vétérinaires à les euthanasier.

Cette année, quelques rares cas ont pu être opérés, avec pose d’une broche, mais le séjour de l’oiseau en soins étant très long, ils dépérissent ou contractent des infections. Si pour l’instant, aucune de ces opérations n’a porté ces fruits, il est tout de même possible d’observer une amélioration quant à la durée de vie de ces oiseaux en soins et à une plus grande efficacité des opérations réalisées par les vétérinaires, toujours plus à l’aise dans ce domaine.
On retrouve ensuite des troubles neurologiques, des infections aux yeux très souvent chez les oiseaux marins, des blessures et des luxations, là encore chez les oiseaux marins. Et encore d’autres causes d’entrée épisodiques (lésion du bréchet, parasites sur le plumage ou sur les pattes, choc crânien, fracture de la patte, etc.)


bilan sauvetage 2011 PDF
 
Campagnes de sauvetage
 
• Historique et enjeux
• Réseau de sauvetage
• Bilan de sauvetage 2011
• Bilan de sauvetage 2010
• Bilan du sauvetage 2009
• Bilan sauvetage 2008