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Consultez et transmettez les observations d'oiseaux à La Réunion
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La Vigne marronne est une peste végétale
Le Merle de Maurice est une espèce récemment introduite sous surveillance
Saisie de Merle pays par la BNOI et transmis à la SEOR
 
 
Conservation / menaces
 
Les animaux des îles sont beaucoup plus menacés que sur les continents. Ils sont souvent moins nombreux et répartis sur une plus petite surface (la taille d'une ou de quelques îles). Ils ont souvent perdu l'aptitude à produire beaucoup de jeunes (par compensation, les adultes vivent généralement plus longtemps). Ils ont aussi perdu les réflexes pour échapper aux prédateurs. Par exemple, certains oiseaux deviennent plus lourds et perdent l'utilisation de leurs ailes (comme le Solitaire de La Réunion). Ils ont perdu les comportements de fuite devant un prédateur : tous les textes anciens relatent combien les oiseaux de La Réunion (et les tortues terrestres !) étaient faciles à capturer.

Dans un grand nombre d'îles (comme La Réunion !),il n'y avait pas de mammifères terrestres prédateurs. Au cours de l'évolution, les oiseaux et les reptiles se sont multipliés sans ces prédateurs : installant leur nid et leurs oeufs au sol (ex : Pétrels et Puffins). L'arrivée des cochons, des chiens, des rats et des chats a été fatale pour nombre d'espèces, des oiseaux, amis aussi des reptiles se sont éteints.

Les oiseaux de La Réunion connaissent 3 grandes menaces, qui ont un impact important sur leur population :
- la destruction et la modification de leur habitat,
- l’introduction de plantes et d’animaux exotiques,
- le braconnage.

Ces menaces sont dans la plupart des cas, directement ou indirectement, dues à l’homme.
 
La modification et la destruction des habitats
Un oiseau est en principe lié à un milieu, qui lui sert d’abri, de garde-manger, de lieu de reproduction. Toute atteinte à ce milieu, qui constitue l’habitat de l’oiseau, peut avoir des conséquences désastreuses sur l’espèce et aboutir à son extinction.
C'est au début de son installation que l'homme a détruit les forêts de basse altitude, pour construire, bateaux et habitations, libérer des surfaces pour les différentes cultures ou l'élevage ...
Ainsi, il ne reste plus que des 'reliques' de forêt semi-sèche (à voir dans la Grande Chaloupe), et nombre d'espèces qui vivaient dans ces milieux ont disparu.
Aujourd'hui, les menaces sur les habitats existent encore, avec des demandes d'espaces croissants (routes, habitations, usines, cultures…) et d'autres impacts de l'homme par dégradation: pollution, assèchement des zones humides, ....
 
L’introduction d’espèces exotiques
L’introduction de plantes exotiques s’avère dangereuse car elles entraînent une modification des milieux naturels indigènes.
Les animaux exotiques ont conduit de nombreuses espèces de La Réunion jusqu'à l'extinction. Les chiens, cochons et, actuellement, les rats (noir et surmulot) et les chats mangent les oeufs et tuent les adultes.
Les rats ont amené l'Echenilleur de La Réunion au bord de l'extinction (En danger critique d'extinction: UICN 2008), et les chats tuent les Pétrel de Barau sur leur site de reproduction (dans les sommets au-dessus de 2000 mètres d'altitude). En introduisant de nouvelles espèces, l'homme a une responsabilité énorme (il ne faudrait pas que certains importent les mangoustes ou relâchent des cochons marrons dans les forêts). Ceux qui abandonnent leurs déchets dans la Nature, même (et surtout !) les déchets biodégradables, favorisent rats et chats qui se multiplient dans les Hauts et tuent les oiseaux pays.
 
Le braconnage
La grande majorité des espèces d’oiseaux est braconnée à La Réunion et ceci pour plusieurs raisons : à des fins culinaires, pour leur qualité d’oiseaux de cage ,chanteur ou à cause de leur mauvaise réputation. Quelles que soient les raisons du braconnage, cette pratique est interdite et entraîne une raréfaction de l’espèce dans son milieu naturel.