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Le Tuit-tuit

Tuit-tuit mâle / Jaime Martinez

L'Echenilleur de La Réunion, Lalage newtoni, ou Tuit-tuit en créole, est un oiseau endémique de La Réunion. Il ne se trouve que sur les hauteurs de Saint-Denis et La Possession, sur la massif de La Roche écrite.

Cette espèce en danger critique d'extinction ne comportait plus que quelques couples au début des années 2000. Depuis, différents programmes de conservation ont été menés par la SEOR et ses partenaires. Ils sont essentiellement basés sur la lutte contre les rats et les chats, qui s'attaquent aux oeufs, aux poussins, ou aux adultes. Ces efforts colossaux dans une forêt particulièrement accidentée ont peu à peu porté leurs fruits puisqu'en 2022, plus de 50 couples ont été identifiés, et l'aire de répartition s'étend peu à peu vers l'Est du massif.

Le combat est toutefois loin d'être gagné. La dératisation doit en effet être menée chaque année, et ce sur des surfaces de plus en plus vastes. De nombreux bénévoles s'investissent désormais dans ces opérations.

Les effectifs de Tuit-tuit restent faibles et la concentration de la population sur une zone restreinte la rend vulnérable à tout événément climatique, épidémique, incendie, etc. La translocation de certains individus vers un autre site est envisagée.

Si vous souhaitez nous aider, suivez ce lien : Chantiers participatifs Dératisation



Les Pétrels et Puffins

Les Pétrels et Puffins

L'île de La Réunion est la seule île au monde à héberger deux espèces de Pétrels endémiques : le Pétrel de Barau (Pterodroma baraui, en danger) et le Pétrel noir de Bourbon (Pseudobulweria atterima, en danger critique d'extinction).

Elle abrite également des colonies de 2 autres espèces de Puffins : le Puffin tropical (Puffinus bailloni) et le Puffin du Pacifique (Ardenna pacifica).

Logos financeurs 

 

Ces espèces vivent et s'alimentent en plein océan indien, mais les couples reviennent une fois par an sur l'île de la Réunion pour donner naissance à un unique petit. Lors de leur présence sur l'île, ces oiseaux ont un comportement essentiellement nocturne, ce qui rend leur observation difficile.

 

Comme pour la plupart des oiseaux marins nichant sur des îles, l'une de leurs menaces majeures est la prédation par les prédateurs introduits. Les rats et les chats, amenés par l'homme sur l'île, font en effet des ravages sur leurs sites de reproduction en prédatant les oeufs, les poussins voire les adultes.

 

La pollution lumineuse a également un grave impact sur ces espèces. Les jeunes Pétrels et Puffins quittent en effet leur terrier de nuit en suivant la lumière de la lune pour se guider vers l'océan. Ils sont alors désorientés par les éclairages artificiels de nos villes et équipements sportifs, et nombreux finissent par s'échouer au sol, d'où ils ne peuvent redécoller. Sans action de sauvetage, un Pétrel ou Puffin échoué n'a donc aucune chance de survie. Depuis sa création, la SEOR prend ainsi en charge tous les individus trouvés échoués par la population afin de les soigner et les relâcher. A ce jour, ce sont plus de 44 000 Pétrels et Puffins qui ont été pris en charge par la SEOR du seul fait des éclairages. En parrallèle de l'action de sauvetage, la SEOR mène des actions de sensibilisation et de concertation territoriale afin de faire diminuer la pollution lumineuse, notamment à travers le projet EMEPER. Elle a également lancé le projet POLLUM, qui vise à suivre et lutter contre la pollution lumineuse à travers la participation citoyenne. La SEOR a également lancé avec de nombreux partenaires la charte Nature&Nuit pour promouvoir un éclairage respectueux de la biodiversité.

 

Une autre menace pesant sur les Pétrels et Puffins est le risque de collision avec les câbles aériens. L'île est en effet traversée par plus de 1300 kilomètres linéaires de lignes électriques et autres infrastructures câblées, qui sont d'autant plus d'obstacles invisibles aux yeux des Pétrels et Puffins qui effectuent leurs déplacements de nuit. La SEOR mène actuellement le projet EMEPER pour évaluer l'efficacité de dispositifs de réduction du risque de collision des Pétrels et Puffins.



Le Papangue

Papangue femelle / Jaime Martinez

Le Busard de Maillard (Circus maillardi), appelé Papangue en créole réunionnais, est le seul rapace diurne endémique de La Réunion. Emblématique de l'île, il est régulièrement observé au-dessus des zones agricoles, des espaces naturels et parfois même à proximité des habitations. Malgré cette apparente familiarité, l'espèce est classée « En danger » sur la Liste rouge de l'UICN et bénéficie d'une protection stricte.

 

Le Papangue est aujourd'hui confronté à plusieurs menaces, dont la principale est l'empoisonnement secondaire par les rodenticides, lorsqu'il consomme des rongeurs contaminés. Les collisions avec les véhicules, les lignes électriques, les câbles ou les éoliennes constituent également une cause importante de mortalité. À cela s'ajoutent la dégradation des habitats, les effets du changement climatique et d'autres facteurs qui fragilisent les populations.

 

Depuis plus de vingt ans, la SEOR mène des actions de suivi scientifique, de conservation et de sensibilisation en faveur du Papangue. Elle assure aujourd'hui l'animation du Plan National d'Actions (PNA) Papangue 2022-2031, qui coordonne les actions menées à l'échelle de La Réunion pour améliorer l'état de conservation de l'espèce, en partenariat avec les services de l'État et de nombreux acteurs du territoire.

 

Découvrez le site du PNA Papangue

Retrouvez toute l'actualité du Plan National d'Actions, les connaissances sur le Papangue, les actions de conservation et les ressources pédagogiques.

 >> Accéder au site

www.pna-papangue.fr



La Perruche verte des Mascareignes

La Perruche verte des Mascareignes

Parmi les espèces qui ont disparu de La Réunion depuis l'arrivée de l'Homme, l'une d'entre elles a survécu à l'île Maurice, la Perruche verte des Mascareignes : Alexandrinus (ex-Psittacula) eques.
En 2022, la SEOR a produit une étude visant à déterminer la faisabilité de la réintroduction de la Perruche verte des Mascareignes à La Réunion. Au-delà de l'argument moral qui consisterait à rétablir la présence sur l'île d'une espèce dont l'Homme est, directement ou indirectement, responsable de la disparition, d'autres arguments d'ordre écologique pèsent dans la balance. La population résiduelle à l'île Maurice est faible (espèce classée Vulnérable), concentrée sur une relique de forêt de surface réduite, et pourrait être rapidement menacée par exemple par des événements sanitaires ou climatiques. Disposer d'une deuxième population sur une autre île constituerait une sécurité non négligeable. Enfin, cette espèce contribuerait à la dissémination des plantes indigènes à fruits charnus, élément essentiel pour assurer la régénération naturelle des forêts de La Réunion, puisque la plupart des agents disséminateurs (perruches, perroquets, tortues terrestres...) ont disparu.

Le document ci-dessous propose une séries de questions fréquentes sur ce projet, et les réponses associées.




Réintroduction_Perruche_FAQ.pdf
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